01
Organise tes rushs avant de les couper.
Crée des dossiers clairs pour l’image, le son, les documents et les exports. Garde la structure des cartes dans tes sauvegardes et travaille sur une copie. Classe ensuite les prises par scène et identifie celles que tu veux revoir.
Si ton ordinateur peine avec les fichiers, des proxies peuvent faciliter le montage : ce sont des copies plus légères reliées aux originaux. Leur fabrication et leur reconnexion dépendent du logiciel ; vérifie ton flux avant d’avancer. Le guide officiel de DaVinci Resolve propose des exercices pour apprendre ces outils. Une bonne organisation t’évite de monter le mauvais « final_vraiment_final ».
02
Assemble une version qu’on peut regarder.
Choisis des prises pour leur jeu, leur clarté et ce qu’elles apportent. Pose les scènes dans l’ordre et cherche une première continuité. À ce stade, tu peux garder un passage imparfait si tu veux comprendre sa place dans l’ensemble.
Regarde cette version d’un bout à l’autre. Note les moments où l’attention tombe, les informations qui arrivent trop tôt et celles qui manquent. Fais une liste de changements courts. Avancer vers une version complète te donne une vue que tu n’auras pas en perfectionnant uniquement les vingt premières secondes.
Une dernière coupe.
Et le film existe.
03
Coupe au bon moment pour l’émotion.
Un regard a parfois besoin d’une seconde de plus. Une arrivée dans une pièce peut commencer après l’ouverture de la porte si l’information est déjà comprise. Essaie plusieurs durées et regarde ce que chaque coupe fait ressentir.
Travaille aussi les enchaînements sonores : une voix ou une ambiance peut commencer avant le plan suivant, ou continuer sur une autre image. Utilise ces possibilités pour relier les scènes. Les transitions décoratives viendront si elles servent ton intention ; ton récit a déjà beaucoup à proposer avec une coupe simple.
04
Donne au son une vraie séance de travail.
Écoute les dialogues sans regarder l’image. Les mots importants restent-ils compréhensibles ? Les changements de prises créent-ils des ruptures gênantes ? Utilise les sons d’ambiance enregistrés pour travailler les raccords et ajuste les niveaux sans écraser tous les écarts.
Ajoute les sons et la musique avec une intention : créer une tension, accompagner un mouvement ou faire sentir un lieu. Écoute ensuite sur les appareils que tu as à disposition. Une scène ne doit pas dépendre uniquement du gros casque que tu utilises au montage pour être intelligible.
05
Prépare une version que tu peux partager.
Montre le film à quelques personnes avec des questions précises. Comprennent-elles le changement du personnage ? Où leur attention se déplace-t-elle ? Accueille ces réponses, puis choisis une dernière série de retouches. Les retours permettent de voir ton film avec un regard neuf.
Vérifie les noms du générique et les conditions d’utilisation des éléments ajoutés. Lis les exigences de la plateforme ou du festival avant de fabriquer l’export. Relis le fichier exporté en entier, image et son compris, puis conserve le projet et les médias nécessaires. Termine aussi ce premier film : le suivant profitera de tout ce que tu viens d’apprendre.
À TOI DE JOUER / 20 MINUTES
Regarde ton film comme une nouvelle personne.
Regarde une version sans t’arrêter et note seulement trois choses : ce que tu ressens, ce que tu ne comprends pas et l’endroit où tu décroches. Choisis ensuite les trois retouches qui auront le plus d’effet.
TA PETITE CHECKLIST
Tu peux cocher.
Tu peux aimer un plan et décider de le retirer. Choisis la version qui fait vivre ton histoire, puis donne-lui une fin de travail.
Pour aller plus loin & crédits
Les formations et guides officiels de DaVinci Resolve ↗
Photo : André Eusébio / Unsplash · licence Unsplash.
